Laarsh City

Contexte futuriste, inspiré de la saga Divergent.
 

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 Pan Darilium, Marquise

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Marquise
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MessageSujet: Pan Darilium, Marquise   Mer 2 Mar - 20:34




Pan Darilium



ft ▬ Ekko genderbend - League of Legend

[url=hc]Thème[/url]

Identité


Pan, Lily, Théa Darilium alias Marquise| 20 ans | Sans Faction | Changeante (je sais pas si on peux dire pan) | Cantinière



Son apparence



-C'est drôle, ce que tu as dans ton dos.... Tout ces petits points blancs.... Ça vient d'où ?

-Ça te regarde pas.

-Oh, ça va, je te faisais juste la conversation.

-Oui, bah moi aussi, le prends pas mal. J'ai juste absolument pas envie d'en parler.

Elle se leva, s'éloigna du lit, lentement. Son dos bronze constellé de petite tâches blanche se déformait à chaque pas sous l'action de muscles puissants. Tout chez la jeune femme semblait fait pour porter de lourdes charges. Petite, la musculature développée... Un bloc, un corps, ni féminin ni masculin, juste forgé par le travail.

Elle passa sa main blanche dans sa chevelure en brosse, aussi immaculée que ses yeux. Des défauts de coloration. Une originalité génétique. Pour le reste... Elle préférait ne pas en parler. Ni de ses mains. Ni de sa poitrine. Ni de son dos. Ni de son nez. Blancs, farineux, tachetés...

-En tout cas, c'est beau. ça donne un côté... Constellation. Ou chamalow dans du chocolat chaud. Comme tu nous en avait fait une fois quand on était petites.

-M'en parle pas, dés que tu me rappelle qu'on a grandit ensemble notre relation me paraît incestueuse.

Elle rit.

-On était soixante dix frères et sœurs ma puce. Heureusement qu'on est plus des amis qu'une grande fratrie.

Pan se pencha, ramassant ses gants. Elle les mit en premier, camouflant la peau fripée et rongée qui les recouvraient. Elle s'habilla, camouflant sa poitrine constellée de cicatrices blanches dans une brassière puis sous un t-shirt un peu grand.

-Je retourne à la cuisine. Tu viendras prendre ton paiement.

-Et, heu, dis...

-Non, je ne te donnerais pas de l'huile d'olive pour que tu t'en serve autrement que pour la bouffe.

-Mais...

-Non. Laisse la nourriture tranquille. Si tu veux du lubrifiant demande aux gars de l'équipe de vol d'en ramener. Ou aux altruistes.

La rouquine fit la moue. Elle lui fit un clin d’œil rieur avant de s'en aller dans le couloir. Utiliser ses ingrédients pour autre chose que cuisiner, c'était interdit. Même contre une partie de jambe en l'air.

Sa mentalité



Acculés dans un coins par la cuisinière, les voleurs ne faisaient pas les fiers. La bouche pleine, l'air penauds, ils regardaient leurs pieds de peur de croiser les yeux de la jeune femme. Qui était furibonde. Le vol. La chose la plus taboue dans sa cuisine. Après utiliser les aliments à d'autre fins que de manger. Elle les regardait d'un air sévère, dans un silence glaçant. Puis, après un temps d'attente interminable durant lequel les gamins se chiaient dessus, un tenta une sortie. Infructueuse. Elle le rattrapa par l'oreille, le tirant vers le groupe une nouvelle fois.

-Okay, les mioche. Le prochain qui tente ça je lui pète le bras. Vous avez toujours pas eu votre leçon et maintenant que vous avez tous mouillé vos caleçons, je suis sûre que vous la retiendrez. On ne vole pas. Le prochain que je prends la main dans le sac, ça remonte jusqu'à Dagny.

Ce qui était complètement faux. Dagny avait autre chose à foutre que de s'occuper de merdeux dans leurs genre.

-Et pourquoi on ne vole pas ?

Silence. Long silence.

-J'AI POSE UNE QUESTION !

Ils sursautèrent tous. A dire vrai, ils ne l'avaient jamais vu dans cet état. Ils la connaissaient tous beaucoup plus maternelle et avenante...

-Heu... Parce que... C'est pas bien....? Qu'on met en danger la communauté ?

-Dégagez. Aller. Si vous savez tout, faîtes pas ce qui n'est pas bien. HORS DE MA VUE !

Les enfants prirent leurs jambes à leurs cous, en silence. Elle leur faisait peur, soudainement, comme jamais elle n'avait pu leur faire peur. Elle s'adossa au mur et soupira. Les jeunes cons.

Après un instant où elle resta seule avec le silence, elle se remit en route vers la cuisine.Elle poussa la porte en soupirant. Son domaine. Son endroit à elle. Et Loïs. En sale état. Elle s’approcha de lui alors qu'il semblait vouloir s'enfoncer dans le mur.

-Loïs ?

Il se tourna vers elle, l'air pâteux.

-Je peux te toucher ?

Il acquiesça. Elle le saisit par le bras, l’amenant doucement jusqu'à une table pour l'y asseoir. Loïs... C'était dingue le réflexe qu'il avait d'automatiquement venir chez elle lorsqu'il était défoncé. Comme pas mal de junkies au final. Il faut dire qu'elle avait initié ça. La fait de donner à manger à ceux qui en avaient besoins, aux malades, aux mecs shootés...

-Bouge pas, je te ramène une soupe.

Elle se dirigea en direction des cuisines. Une gigantesque casserole traînait au dessus de feu et elle en tira une louche de soupe de légume qu'elle mit dans un pot. Elle posa le dit pot dans les braises du poêle, jetant un œil à la pâte qui posait dans un coin. Demain, elle ferait du pain fourré aux fruits pour les enfants. Amir lui avait amené un peu d'ingrédients volés, elle avait de quoi faire un petit extra. Elle en faisait souvent, d'ailleurs, dés qu'elle pouvait. Les jeunes cons. Pourquoi lui voler de la bouffe alors qu'elle faisait toujours des efforts pour leur donner une sorte d'alimentation... Agréable. Fantaisiste. Aussi normale et amusante que celle des factionés. Et pour cela, elle devait essayer de gérer les stocks comme elle pouvait. Et c'était pas simple tout les jours.

Elle retira le bol avec des gants de cuirs paix, l'amena sur la table dans l'autre salle. Lois prit la cuillère et la plongea dans le breuvage.

-Fait gaffe, te brûle pas.

Elle l'observa d'un air presque attendri. Les sans factions, c'était sa famille. Les siens. Elle ferait tout pour les protéger. Faire la diplomate auprès des altruistes, être combattante contre les audacieux, voleuse dans les champs fraternels.... Moins elle croisait les érudits mieux elle se portait. Quand aux sincères... Oh, qu'ils la ferment ces grands cons. Elle ferma les yeux. Elle s'endormi.

 

Son histoire



Recroquevillée entre les mains de son père, si petite, elle ressemblait vaguement à une crevette geignarde. Elle pleurait et Claus la regardait d'un air désemparé. Les bébés, ça avait jamais été son truc. Lui, il préférait les plus grands, ceux avec qui tu pouvais parler, ceux à qui tu pouvais apprendre des choses... Il grimaça avant de tendre l'enfant à Niagara qui souriait de toutes ses dents.

-Je ne sais pas pourquoi, commença-t-il, mais avec Elle c'est différent... C'est ma fille. La mienne... Mais je sais pas, c'est bizarre... En même temps ce sont tous mes enfants, mais c'est comme Taïb. Je l'ai accepté comme étant Ma fille. Enfin, je sais pas. C'est bizarre.

Niagara rit. Taïb était leur fils adoptif, il avait cinq ans de plus que... Pan. Ou Théa. Ou Lily. Impossible pour eux de se mettre d'accord. Claus accordait une importance toute particulière à Pan et à Théa, pour le symbole, le sous entendu qui allait avec. Elle, elle trouvait juste que Lily sonnait bien. Lily Darilium.

-En parlant de Taïb, tu sais quand il arrivera ? Avec Naan' ?

-D'ici quelques instants. Au fait, j'ai pensé à quelque chose: pour la petite, pourquoi choisir ? Avoir quatre noms vaut mieux qu'en avoir qu'un.

Elle haussa les épaules. Lily, Pan, Théa Darilium. Ca sonnait bien.

°°°°°°°

Cours, cours petite. Cours vite. très vite. Tu n'as pas été au bon endroit, cours, cours, cours. Cours pour ta vie.

A huit ans, la moindre des choses serait de savoir sa survie assurée. Un sans faction n'a pas la moindre des choses. Le chocolat cachée sous le manteau, la gamine s'enfuyait à toutes jambes entre les fraternels, les audacieux au cul. Dans la foule, elle les distançait facilement, mais pour combien de temps ? Tout ça pour faire plaisir à Naan'... Pour qu'elle puisse faire une marquise au chocolat...

La gamine rentra comme une masse dans... Un chariot. Elle ne l'avait pas vu... Elle...

-ATTENTION ! PETITE ! Protège toi !

Elle releva la tête, mettant ses mains sur ses yeux par réflexe au moment où elle se rendit compte qu'un liquide lui tombait dessus. Il dégoulina sur ses mains, s'infiltrat dans ses chaussures, imprégna le haut de son vêtement... Un plein tonneaux.

-MERDE ! Apporter des tissus absorbants ! Faîtes quelques chose ! Qui a mal fermé ces cuves que je lui en touche deux mots ?

Sa peau la brûlait. Horriblement. Elle retira le morceau de tissus qui lui couvrait le bas du visage, sa veste, tout ce qui paraissait trempé.... Ca brûlait... Ca brûlait !!!! Ca... Un fraternel s'approcha d'elle, lui versant un sceau d'eau à la figure.

-Faudrait que t'aille voir un médecin. C'est ce dont on se sert dans les tanneries, pas un acide très fort, mais un acide quand même. Eh ! Petit ?!

Elle s'était levée et avait commencé à courir. S'échaper, avant que les audacieux ne la rattrape.



Dernière édition par Marquise le Sam 26 Mar - 18:40, édité 6 fois
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Marquise
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MessageSujet: Re: Pan Darilium, Marquise   Mer 9 Mar - 19:17




Naan'...




    Elle gisait, étendue par terre, recouverte par un linge blanc qui s'était suffisamment gorgé de sang pour paraître rose au loin. Sérieusement, pourquoi les linges avec lesquels on couvre les morts sont toujours blancs ? Surtout dans le cas de Naan'.
    Pan avait soulevé le pan qui couvrait le visage immobile de la vieille et avait eu un haut le cœur. Les lèvres gercées de sa grand mère étaient déformées en un rictus de douleur et de peur. Ses yeux qui avaient été fermé de force étaient gonflés comme si les larmes qui y étaient nées n'avaient pas eu le temps de couler. La moitié de son crâne avait été arraché par la déflagration. A la place de sa jambe gauche, il n'y avait rien d'autre que le tissus sur le sol. Comme pour tout une partie de sa gauche d'ailleurs, du bras à l'arrière des côtes. Le macchabée inspirait souffrance et détresse de part son expression, la tension de ses membres... Les morceaux de tissus collés à ses plaies, ceux des langes du bébé qu'elle avait protégé de son corps n'arrangeait rien. Elle était tombée sur lui. Il avait étouffé. Il était mort.
    Le cerveau de Pan était vide. Si vide qu'elle ne pleurait pas, comme on ne hurle pas quand la douleur est trop intense. Elle fixait juste le visage de celle qui avait occupé une place si importante dans sa vie. Elle ne paraissait pas avoir trouvé de repos éternel. Loin de là. La jeune femme s'assit en tailleur, très calmement, fixant le mur en face d'elle.

-T'as une mine affreuse.

Pas de réponse.

-Vraiment, t'as jamais été aussi moche. Enfin, c'est pas comme si t'allais me répondre, c'est vrai ça, c'est con, pourquoi je te parle déjà ?

    Elle soupira alors qu'une larme montait à son œil. Son visage était entièrement détendu, comme tout le reste de son corps d'ailleurs, elle ne se savait même pas en train de pleurer.
    Chaque mouvement lui semblait requérir un effort surhumain. Et plus que tout, elle avait terriblement froid. Chaque courant d'air lui paraissait glacé et lui tirait un frisson maladif. Toutes les odeurs qui lui parvenait étaient décuplées de manière intenable. Comme si elle n'avait pas déjà suffisamment envie de vomir. Elle ferma ses paupière sur des yeux bouffis et douloureux. Sa tête résonnait d'harmoniques dissonantes, se précipitant contre les parois de son crâne. Elles y rebondissaient pour aller se loger entre deux neurones avant d'être envoyées à l'autre bout de l'encéphale par une force inconnue.
    La jeune femme se lova par terre, juste à côté de la vieille femme. Le sommeil lui tomba dessus. L'avantage de dormir, c'est qu'on ne pense pas. Pas trop. Au pire, le lendemain, on se souviendra d'un cauchemar, au mieux d'un bon rêve avec Lila, la jolie travailleuse du quatrième secteur. Ce fut sans doute le sommeil le plus neutre de sa vie. Une anesthésie plate, sans surprises. Et un réveil encore plus banal. Trop banal. Trois minutes pour se remettre les idées droites, se souvenir. Avoir un haut le cœur, vomir (enfin) à l'emplacement où se trouvait le cadavre la veille. Regarder les traces de sang, pas tout à fait comprendre ce qu'elles foutaient là... Puis, soudain, le fils des événement qui vous revient, pardon, vous rentre dedans avec la délicatesse d'un hippopotame en colère. Il y avait des bombes dans les cartons de nourritures apportés par les altruistes. Par les altruistes.

Lâches !

Meurtiers !

Pourquoi ?!


    -Marquise ?

Son nom 'officiel'. Elle se leva, la mine pataude, la tête encore dans le fion, les yeux rougis. Sous son crâne dansaient les lames de la tristesse, brûlantes et aiguisées. Insupportables. Elle regarda le sans faction qui s'approchait d'elle, un air de circonstance placardé sur la figure. Dans laquelle elle avait envie d'envoyer son poing. Comme ça, par pu plaisir, histoire de se détendre. Mais rien que d'y penser, ça coûtait trop d'énergie pour pas grand chose.

-Toutes mes condoléances. Cette épreuve est très dure, nous en sommes tous affectés....

Ta gueule. De toute façon, j'écoute pas, pensa-t-elle. Ce qui était vrai.

-Face à l'urgence, nous avons conclut, après moult débats que tu était la mieux placée pour prendre la suite de Naan'. Peu importe ton état, il va falloir que tu assures les responsabilité et les obligations qui vont de paire avec la situation. On t'attends dans une demie heure et Dagny passera dans quatre heures pour constater l'étendu des dégâts et prendre la mesure du stock qu'on a pu sauver.

Elle hocha mollement de la tête. Sa priorité était d'aller retrouver sa mère, son père, sa famille. Sa famille de cent cinquante quatre personnes, maintenant que y'en avait une de moins. Sa famille qui partagerait son chagrin. Et alors elle pleurerait. Et après... les responsabilités viendrait. Et c'est seulement là que ça commencerait à être véritablement difficile.
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Dehvi Murha
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MessageSujet: Re: Pan Darilium, Marquise   Dim 13 Mar - 18:54

Salut salut ~
Juste un petit up pour savoir où tu en es sur ta fiche ;)

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MessageSujet: Re: Pan Darilium, Marquise   

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Pan Darilium, Marquise

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